Définition 

BLESSURES CRÂNIENNES   

  • C1 correspond au blessé crânien léger, sans fracture et sans perte de connaissance.
  • C2 représente au blessé crânien grave avec fracture certaine, mais sans coma.
  • C3 englobe les blessés crâniens très graves, avec ou sans fracture, mais avec coma initial et symptomatologie importante d’emblée.

LES BLESSES CRANIENS SONT DES SUR-HANDICAPES.

Les médecins ont classé comme suit les séquelles des traumatismes crâniens :
  1. Syndrome subjectif seul
  2. Syndrome neurologique ( hémiplégies, paralysies, paraplégies, aphasies, troubles cérébelleux etc.)
  3. Syndrome psychique (névrose, psychoses, démences, etc.)
  4. Vertiges et troubles de l’équilibre objectivés aux examens ORL
  5. Troubles objectifs de l’audition
  6. Troubles de la vision
  7. Epilepsie.

Cette énumération n’est pas exhaustive.
D’autre part, il y a une distinction à savoir : entre les BC récents et les BC anciens :
  • la rééducation doit commencer à l’hôpital, au lit même du malade (condition d’une récupération rapide de ce qui peut être récupéré)
  • la rééducation doit être appliquée jusqu’à un âge avancé (entretien de la « forme » durant le 3e âge – principe de gérontologie)

Il faut malheureusement déplorer que les BC graves et très graves quittent souvent l’hôpital sans pouvoir entrer dans
  • dans un service de suite
  • dans un établissement de postcure
  • dans un centre de rééducation professionnel susceptible d’assurer une rééducation fonctionnelle et une rééducation professionnelle progressive.
On constate alors que les B. C. peu aptes à reprendre leur ancienne activité professionnelle, deviennent rapidement irrécupérables à cause de l’inactivité.

Iles faut ajouter à cette situation déjà sombre que les B.C. qui se sont reclassés, connaissent des échecs et sont souvent peu à peu déclassés et rejetés. Les B.C. qui travaillent sont fragilisés et plus fatigués que les sujets sans handicap, mais se voient refuser les établissements de repos et de cure s’ils présentent des signes de comitialité ou des troubles psychiques.

La politique hospitalière française prévoit l’Hôpital psychiatrique pour les épileptiques, ceci au moment même où tous les efforts se font vers une psychiatrie plus « ouverte ». Les victimes, surtout à la sortie d’hôpital sont devant une complexité de problèmes nouveaux, dont ils ne soupçonnaient pas l’ampleur avant. Ils ne peuvent pas attendre trop de leur famille, de leurs amis, c'est-à-dire de ceux qui n’ont pas connu cette épreuve et ne peuvent pas la ressentir.

Les hommes du néolithique savaient trépaner et avec réussite. On a trouvé des ossements de nos ascendants où le cal osseux avait eu le temps de se former sur le pourtour des brèches du crâne justifiant ce succès.

    Depuis toujours, le point faible du corps humain a été la boite crânienne qui abrite le siège de l’intelligence, la réputation du respect de soi-même à travers le temps et la notion d’organe noble.

    Chaque année, plus de 160.000 personnes sont hospitalisées à la suite de blessures crâniennes. Pour 8.000 victimes, il s’agira d’un choc très sévère, exposant au risque des déficiences et autres incapacités lourdes, qu’elles soient physiques, intellectuelles ou psychologiques.».

    Les blessés crâniens sont des personnes qui sont passées, en quelques fractions de secondes, de femmes ou d’hommes sans problème apparent, à des victimes. C’est malheureusement arrivé soit par un accident de circulation (piétons, cyclistes, conducteurs ou personnestransportées d'engins motorisés)du travail, du sport, domestique ou encore par attentat ou guerre. Certains de ces accidentés sont condamnés à vie. Lésion osseuse, trépanation, épilepsies, troubles post-traumatique : surdité, aphasie, syndromes subjectif-  neurologique- psychique, tous les blessés crâniens ne présentent pas de signes évidents. La chevelure cache de graves lésions : la blessure est interne, dans la partie la plus complexe, la plus mystérieuse du corps humain.

   Le plus grand nombre d'accidents, la plus grande rapidité des secours, les immenses progrès de la réanimation et de la neurochirurgie font que les traumatisés crâniens sont de plus en plus nombreux à survivre, mais très souvent avec un très lourd handicap.

    Le traumatisme crânien, outre les lésions organiques qu’il peut entraîner, est d’un potentiel anxiogène propre : réputation de gravité acquise à travers les temps contribue aussi à entourer le traumatisme crânien d’une auréole inquiétante.
    La famille du blessé crânien, mal informée de son rôle, malgré ses espoirs et surtout par son ignorance et par son "maternage", ne connait pas ces douleurs endurées. Le traumatisé se replie sur soi-même et s'auto-observe.

Il est donc important qu’une meilleure connaissance vienne guider tous ceux qui assument, à quelque titre que cela soit, une part active à la réinsertion des handicapés.

   Le Conseil d'administration de la fédération de la BCF est constitué en totalité de traumatisés et blessés crâniens. Le mouvement vise à découvrir les besoins particuliers de ces invalides qui, en désarroi, peuvent être écoutés, compris et aidés par des personnes ayant vécu une expérience analogue. Ils peuvent être soutenus tant sur le plan pratique que moral.

Il ne faut ni sous-estimer ni surestimer la gravité des traumatismes crâniens. Les médecins classent ces malades en trois catégories : C1, C2 et C3.